Autrefois, le manager c’était le chef. Celui ou celle qui sait, qui décide, qui organise.
Ce n’était déjà pas facile : tantôt à poser et renforcer le cadre, tantôt à donner la vision et à déléguer.
Mais dans l’ensemble, devenir manager voulait dire ne plus être contributeur individuel, ou alors de manière ponctuelle, par exemple en tant que backup lors d’une absence dans son équipe.
Ces dernières décennies, des changements majeurs ont complexifié le rôle de manager. En particulier :
Une économie moins favorable, plus compétitive, qui nécessite d’optimiser plus le temps de chacun, à être plus efficace
De nouvelles générations, en écho aux différents changements sociétaux, pour qui l’autorité du chef n’est nullement acquise, et à qui le manager doit démontrer sa légitimité
Le rôle de manager est pris en tenaille entre une direction qui demande plus de résultats avec moins de moyens, et des collaborateurs qui demandent à leur manager de faire ses preuves au-delà de la posture.
Bref, être manager veut dire rester doer.
En soi, cela apporte son lot de bonnes choses. Cela permet de s’assurer que le ou la manager garde les pieds sur terre et reste pertinent auprès de son équipe. Cela lui permet aussi de prendre une posture collaborative avec l’équipe. Cela rend aussi on ne peut plus naturel de montrer par l’exemple.
Par contre, cela rend d’autant plus difficile de déléguer. Cela renforce cette phrase qui trotte toujours dans la tête des managers : “si je le fais moi-même, ça ira plus vite, et en plus je serai sûr que c’est bien fait !”
L’un dans l’autre, cela me donne envie d’utilise la fameuse expression du “mouton à 5 pattes” pour désigner ce qui est attendu des managers : leader inspirant, coach qui fait grandir son équipe, garant du cadre et des enjeux de l’entreprise, responsable qui explicite… Et contributeur au quotidien !
Bon courage à tous les managers 💪











