À l’aide, comment faire fonctionner mon agence web…
La vie d’une agence n’est pas toujours facile

La vie d’une agence n’est pas toujours facile
En tant que coach agile indépendant au contact de petites structures, je me rend désormais compte que la vie d’une agence n’est pas toujours facile :
Un lien direct entre travail et argent (c’est à la fois une bonne chose et un gros challenge)
Une relation directe avec le client (là encore à la fois une bonne chose et un gros challenge)
Peu de personnes et des petites équipes, parfois des personnes qui changent souvent de projet au fil des demandes et besoins
Des projets courts
Un besoin de contractualisation fort
Au milieu de tout ça, on peut se demander :
On applique quoi comme méthodo ?
Évidemment on pense à Scrum… Et pas forcément pour les bonnes raisons : on pense à Scrum parce que c’est connu (parfois c’est tout ce que l’on connait) mais aussi parce que cela rassure le client. Cela rassure le client justement parce que Scrum est connu (et parfois parce que c’est tout ce que connait le client) mais aussi souvent parce que le client utilise Scrum lui-même. Alors c’est rassurant, on est en terrain connu, voire on se dit que ce sera facile pour synchroniser les différentes équipes.
L’envers du décor
Un super argument marketing
Mais la réalité est souvent tout autre… Certes on dit au client qu’on utilise Scrum. Voire on en fait la promotion en gros sur son site commercial, parce que l’air de rien c’est un super argument marketing :
On suit une vraie méthodo, éprouvée et tout, si si !
Scrum c’est la transparence (pour le coup c’est vrai, c’est un des piliers de Scrum tel que décrit dans le Scrum Guide) alors avec nous vous aurez toutes les informations et vous saurez tout sur votre projet !
On fait des itérations courtes, et on se voit régulièrement pour faire le point !
Mais quel est l’envers du décor ?
Et bien, personne ou presque n’a été formé à Scrum…
On ne s’est jamais demandé si c’était la meilleure approche pour le besoin de ce client en particulier…
Il y a moins de 3 membres dans l’équipe de développement, ce qui est un pré-requis de Scrum…
Il n’y a pas (vraiment) de Scrum Master…
Le Product Owner n’est pas formé non plus… D’autant plus quand il s’agit du client lui-même, qui paie à chaque fin de mois…
On se focalise sur les éléments de backlog livrés plutôt que sur l’objectif d’itération…
La conclusion est cinglante : ce n’est pas Scrum, ça.
Point de dogmatisme !
Mon but n’est évidemment pas de dire : “bouh, c’est mal, c’est pas du vrai Scrum !”
… Ou du moins, pas dans le sens de promouvoir Scrum à tout prix.
Effectivement, si Scrum est le bon outil pour vous, c’est à dire un cadre de travail apportant un focus fort sur la construction produit et avec une collaboration forte avec le client, alors je vais vous recommander de bien suivre Scrum et de ne pas en changer les fondamentaux. Il y a déjà énormément de place pour expérimenter et adapter le cadre de travail de Scrum, sans avoir besoin de changer la structure même de Scrum.
Mais Scrum n’est peut-être pas le bon outil pour vous.
Par exemple, on n’a pas besoin de Scrum pour faire fonctionner du tonnerre un binôme de développeurs et un client. Dans ce cas de figure, imposer Scrum est un bon moyen d’apporter de la bureaucratie inutile et de désengager toute le monde vis-à-vis de cette manière de travailler.
Ou encore, s’il n’est pas possible de construire un objectif d’itération plein de sens pour le produit et de réussir à embarquer le client dans une logique de collaboration autour de son propre succès business plutôt que de parler de volume de travail fait et de collaboration, alors peut-être vaut-il mieux passer à quelque chose comme Kanban, où l’important n’est pas le produit lui-même mais bien le flux de travail qui y mène.
Mais alors que faire ?
Définissez votre propre framework, adapté à votre contexte et vos contraintes
Piochez les bonnes idées dans les frameworks existants, comme Scrum, mais ne les considérez surtout pas comme des outils magiques
Impliquez toute l’entreprise dans ces réflexions : profitez du fait d’être peu de personnes et d’être flexibles, ainsi que d’avoir un lien direct avec le business (satisfaction client ~ argent)
Soyez transparent sur la gestion financière de l’entreprise, affichez clairement dans l’entreprise des KPI de rentabilité pour chaque projet et tirez ouvertement les leçons pour les futurs projets
Intégrez l’amélioration continue dans la culture même de l’entreprise, afin que tout un chacun devienne force de proposition et porteur
Comment y arriver ?
Les Liberating Structures : Si animer des ateliers à plus de 10 personnes vous semble insurmontable, sâchez qu’il existe des formats adaptés. On peut notamment parler des Liberating Structures qui proposent toute une collection de format adaptés à toutes sortes de situation, et sans forcément nécessiter d’animateur aguerri.
Le Popcorn Flow : Il s’agit d’une méthode de pilotage d’expérimentation qui donne des merveilles pour structurer la démarche d’amélioration continue. Il apporte de la visibilité bien entendu, mais aussi tout un cadre et une démarche intellectuelle adaptée.
Faire de la veille sur l’agilité : Une bonne connaissance et une veille de l’agilité et des méthodes d’organisation sera évidemment un gros plus, pour vous donner des sources d’inspiration et faire attention aux risques potentiels.
Partager : Par exemple en allant dans des groupes Meetup. On apprend beaucoup au contact des autres mais aussi en s’exposant soi-même.
Pour aller plus loin
Les Liberating Structures
Lassé de la réunionite? Testez les Liberating Structures !
Est-ce que vos réunions ressemblent parfois à cela? Si oui, je vous conseille les Liberating Structures ou LS. Il…vismaviedagiliste.com
Le Popcorn Flow
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